Mercredi 27 mai 2009
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Je sais, ça fait un petit moment que je n'ai rien écrit.
Mais c'est chiant l'inspiration ! Ça n'en fait qu'à sa guise et vous avez beau avoir un sujet et l'envie d'écrire, et bien, si elle n'est pas au rendez-vous, c'est mort.
Et l'histoire de l'ivresse salutaire et de la solution dans l'éther, c'est des conneries. Les poètes drogués ? C'est bon pour les chômeurs ça ! Comment je fais moi, au boulot, pour assurer, si je
me retourne la tête tous les soirs ? Comment je vais remplir la gamelle de mon chien si on me vire ?
En même temps... Et si on me vire, avec quoi j'achète la drogue ? J'envoie mon chien tapiner une fois, juste une, exceptionnellement, et c'est la spirale infernale de la prostitution pour acheter
sa dose puis il me faut une dose pour supporter la prostitution. Non, vraiment pas pour moi.
En même temps... sans boulot j'aurais tout loisir d'écrire, et pour la drogue il me reste toujours de la croquette concassée dans un vieux sac de bouffe pour chien abandonné dans ma cuisine miteuse
de poète maudit(e).
Bref, tout ça pour dire que, vraiment, l'inspiration c'est pas facile.
En plus, avec une charte éditoriale pareille « Nullorama, ou le panorama de ce que je n'aime pas (et ça fait un paquet de choses) » non seulement je n'ai que l'embarras du choix en
matière de sujet mais en plus, je me vois dans l'obligation de me trouver dans un état constant de consternation mais sur ce point j'ai la chance d'avoir l'aide quotidienne de mes congénères.
En même temps... imaginons que je perde mon travail :
1. Je perds ma principale raison d'énervement : mon travail.
2. Qui dit plus de transport en commun dit plus de contacts avec certains êtres vertébrés bijambistes (la plupart du temps) microcéphales et très souvent unicellulaires : les gens, et là je perds
ma principale source d'inspiration (on y revient).
Si je veux écrire je dois continuer à travailler.
En réalité, le manque d'intérêt des travaux cultivé par les directions pour abrutir les travailleurs, le sentiment qu'on nous donne d'être de petites sous merdes, des sous fifres assignés à des
tâches qui craignent du boudin, des petits pions fainéants, cloués au sol par la lourdeur de leurs aspirations prosaïques, qui mériteraient d'être payé au kilo ; en réalité si on nous isole au
travail c'est pour... ça !!! et si on prône l'individualisme et incite à des comportements aberrants c'est pour ça aussi :
Le gouvernement souhaite que les travailleurs développent leurs activités extra-laborieuses !
Merci l'état !
Allez Médor, un trait de croque et on part au charbon.